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Ritot smartwatch : escroquerie ?
Montre connectée

Et si Ritot n’était finalement qu’une escroquerie ?

L'équipe fondatrice de Ritot vient de mettre ses coordonnées à jour sur IndieGoGo : elle n'est pas américaine (mais ukrainienne), et elle n'a pas de prototype. Une escroquerie ?

Kickstarter et IndieGoGo font face depuis quelques temps à de nombreuses tentatives de fraudes, où les pseudo-créateurs d’entreprises ont simplement pour objectif d’extorquer des fonds aux créanciers… iFind a été l’un de ces projets que Kickstarter a été obligé de suspendre après qu’il ait collecté plus de 550.000$ sur internet. Sans prototype, le projet aurait du mettre la puce à l’oreille…

C’est maintenant la montre connectée Ritot qui pose problème. C’est d’abord le blog américain The Next Web qui a eu la puce à l’oreille, en mettant en avant que 1/ il n’y avait ni prototype, 2/ l’identité des fondateurs n’était pas vérifiée (généralement, elle est affichée en bas de la page IndieGoGo), 3/ la réalisation technique est délicate compte tenu des délais (livraison en janvier 2015) et 4/ ils offrait un “flexi funding”, sous-entendant que peu importe combien serait collecté, le projet serait mené à bien. Ce dernier point est d’autant plus surprenant qu’un tel projet technique ne peut clairement pas être lancé sans financement conséquent au préalable…

La "fausse équipe"
La “fausse équipe”
La "vraie équipe"
La “vraie équipe”

Des motivations opaques

Ritot est une montre super-innovante qui pourrait afficher l’heure directement sur la peau de ses utilisateurs. Après avoir levé déjà 750.000$, et à 17 jours de la fin de la collecte, les “vrais” fondateurs qui ont changé leur nom sur IndieGoGo depuis se sont confiés à The Next Web : ils sont originaires d’Ukraine (alors qu’ils prétendaient être des Etats-Unis) et prétendent avoir eu peur d’être recalé en raison des tensions actuelles avec la Russie. Ils ont ainsi modifié leur nom et prénom par sécurité.

[pullquote] “We had changed our names and country of the project indicated the United States because we thought that people would not trust our team because of all the recent events in our country” – Michael Medvid
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IndieGoGo a accusé réception des coordonnées officielles des vrais membres fondateurs, et a décidé de ne pas suspendre la campagne. C’est vraiment surprenant de la part de la plateforme de crowdfunding de ne pas contrôler les détails avant. Le fondateur Michael Medvid reconnait là une “grosse erreur” et s’engage à rembourser les créanciers déçus par l’annonce. Bref, si vous avez été l’un d’entre eux, un conseil : fuyez !!

À propos de l'auteur

Jean-Guillaume Kleis

Passionné de nouvelles technologies et webmaster à mes heures perdues, cela fait maintenant plusieurs années que je partage mes découvertes sur Stuffi, avec toujours le même plaisir !

2 commentaires

  • C’est abusé, maintenant les arnaqueurs n’hésitent plus et montent leur magouille sous les yeux de tous. Ça fait flipper !

  • Si de telles arnaques sont possibles c’est que les gouvernants font reigner une impunité quasi sans limite. S’ils savaient qu’ils perdront systématiquement ce qu’ils ont gagné et plus encore avec quelques année de vraie prrison avec travail obligatoire en prison pour en payer les frais, je pense que les arnaques en tout genre seraient moins nombreuses. Maintenant la difficulté technique ne me semble pas insurmontable, loin de là.

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